Les forêts couvrent une grande partie du territoire des Pyrénées catalanes, plus de 55% de la surface. Des forêts de chênes verts, typique du climat méditerranéen, aux forêts d’altitude de pins à crochets, de nombreuses essences sont présentes sur un gradient de quelques dizaines de kilomètres.

Le pin à crochets dans le paysage forestier

Les Pyrénées catalanes comptabilisent à elles seules la moitié des forêts de pins à crochets de France. On en retrouve également dans les Pyrénées centrales, les Alpes et les Cévennes. L’incroyable résistance du pin à crochets au climat de la haute montagne et sa facilité à coloniser différents milieux lui ont valu d’être largement replanté au XIX et XXe siècle par le Service de Restauration des Terrains en Montagne afin de stabiliser les sols, limiter les l’érosion et les glissements de terrain. Préférant les versants exposés au nord, il pousse à partir de 1600 m d’altitude où il peut s’hybrider avec le pin sylvestre, un de ses proches cousins. Au-delà de 2000 m d’altitude, il est omniprésent dans le paysage. Les forts dénivelés ne sont d’ailleurs pas un obstacle pour lui. Cet acrobate de haut vol a cette capacité incroyable de pousser sur des falaises abruptes, accroché à la montagne.

En haute altitude, le pin à crochets dessine des lignes d’arbres qui suivent les éperons rocheux, comme ici dans le cirque des Camporells. La neige fond plus vite sur les crêtes que dans les combes où elle s’accumule. L’union fait la force et les pins à crochets l’ont bien compris : ils poussent également en groupe pour mieux résister au vent, au froid et à la neige – Photo : Georges Bartoli
En haute altitude, on trouve des arbres isolés, aux déformations spectaculaire, sculptés par le vent et la neige. Les individus se développent plutôt en longueur, mesurant seulement quelques centimètres de haut – Photo : Georges Bartoli
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