Cet été, dans le cadre de la Charte forestière de territoire, quatre médiateurs incendie ont sillonné le Parc à la rencontre des habitants et des touristes pour évoquer le risque incendie, les bons gestes à adopter et la réglementation associée. Un sujet d’autant plus d’actualité que la saison estivale a dramatiquement commencé avec le feu de Trévillach, avant de se poursuivre avec celui de Nyer et d’autres départs de feu, heureusement maîtrisés dès leur éclosion par les pompiers. Les canicules répétées ont fragilisé les écosystèmes, les rendant extrêmement propices et vulnérables face au risque incendie.
Un accueil chaleureux du dispositif
Alors que la saison de sensibilisation s’achève, il est l’heure de dresser le bilan pour les médiateurs incendie du Parc. Au total, durant les mois de juillet et d’août, 5 670 personnes ont pu échanger avec eux autour du risque incendie, aussi bien dans le Conflent qu’en Cerdagne ou dans le Capcir.
Au détour d’un chemin de randonnée, lors des marchés hebdomadaires de Prades ou de Font-Romeu, ou encore lors de fêtes de village, à l’image de la Xicolatada, vous avez peut-être croisé ces jeunes gens au t-shirt vert. Dans la grande majorité des cas, c’est avec le sourire qu’ils étaient accueillis, leurs interlocuteurs se montrant intéressés et réceptifs aux messages délivrés.
Cela peut s’expliquer par l’intérêt et l’inquiétude de la population face aux nombreux incendies, parfois de grande ampleur, qui ont marqué cette saison. D’autant plus que la majorité des personnes rencontrées provenaient du département ou, plus globalement, de la région Occitanie, particulièrement confrontée aux feux cette année. Les 20 % de touristes étrangers, notamment espagnols et portugais, également confrontés de plein fouet à des feux violents, ont eux aussi salué l’initiative.
Du bon sens à la connaissance de la réglementation

La grande majorité des personnes rencontrées connaissent les règles de bon sens à adopter lors de leurs balades en espaces naturels : interdiction de faire du feu, pas de cigarette ni de feu de camp, et appel du 18 ou du 112 en cas de départ de feu. Des réflexes indispensables pour limiter les départs de feu.
Néanmoins, en dépit des récents incendies, beaucoup de touristes, mais aussi d’habitants, ne savaient pas vers quelles sources d’information se tourner pour obtenir la réglementation officielle concernant le risque incendie. Les médiateurs leur transmettaient ainsi les ressources clés :
- Risque Prévention Incendie 66 pour connaître le niveau de risque journalier et les possibilités associées. Par exemple, il est interdit de s’aventurer dans les massifs forestiers lors des journées classées en risque exceptionnel, afin de prévenir les départs de feu et de ne pas sursolliciter les services de secours déjà mis à rude épreuve.
- Prévention Incendie 66 pour retrouver la réglementation sur l’emploi du feu dans le département – par exemple, les réchauds sont interdits dans les espaces naturels – ou encore le détail de la mise en œuvre des Obligations légales de débroussaillement (OLD).

Les médiateurs ont en outre relevé un certain nombre de feux de camp sauvages ou de cigarettes jetées à terre, notamment autour de refuges de haute montagne ou de lieux de baignade. Des places à feu spécifiques et protégées existent et sont recensées sur le site du Département, Prévention Incendie 66, afin de pouvoir réaliser grillades et autres mets en toute sécurité.
Souvenons-nous néanmoins qu’une seule étincelle suffit à brûler toute une forêt.
Un bilan positif
C’est donc une saison dont le bilan est globalement positif qui prend fin. Cette nouvelle saison de sensibilisation a été rendue possible grâce aux financements de la Région et de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt.
Elle s’inscrit dans le programme d’actions de la Charte forestière du Parc, élaborée avec les élus, les acteurs du tourisme et les professionnels de la filière forêt.
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